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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 03:06

 

Fatou-Fatou.jpg

 

C'est l'atelier de deux femmes mécaniciennes -Fatou Fatou Mercedes Garage- que l'artiste photographe Anthony Kurtz nous présente. Très belles photos d'un métier fait de cambouis, d'huile de vidange et de tôle, un métier exercé surtout par les représentants de sexe masculin. 

 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 00:01

coiffeur.jpgDans la concession il y a un grand baraqué qui sait laver les cheveux mieux que chez plusieurs coiffeurs d'Europe où j'étais allée. Aujourd'hui, il me les a encore lavés. Ses mains font 'tsitt tsitt'  quand il savonne et malaxe mes cheveux. C'est un  bruit très caractéristique que l'on entend au Sénégal chaque fois que quelqu'un lave du linge à la main. J'ai beau essayé de le reproduire en lavant les habits. Je n'y arrive pas. C'est dommage, car c'est un joli son.  

 

A le voir, on ne croirait jamais qu'il a ce don-là. Des muscles alliés à des mains fortes mais super douces. J'imagine bien ce balèze en train de laver les cheveux des clientes d'un grand salon de coiffure à Paris, en Europe ou aux USA. Il volerait probablement la vedette à tous les stylistes de la place et aurait plein de pourboires car je suis sûre qu'elles seraient super contentes, les clientes, mais lui, n'est pas du tout convaincu de mon idée.

 

Espérons qu'un jour il changera d'avis.

 

(Sur la photo de la campagne anti-xeesal, c'est la personne de droite, celle qui s'appelle 'après', la personne de couleur, en noir et blanc)

 

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 17:17

Le petit restaurant Chez Léa a déménagé. Là où Léa avait loué, le propriétaire était de l'espace rapace. Pour son cagibi minable, où il n'y avait absolument rien (pas d'eau courante, pas d'électricité) et que Léa avait transformé en modeste restaurant, il avait demandé après seulement quelques mois, une augmentation de loyer de 25% !!! De 20 000 CFA  par mois, il exigeait allègrement 25 000 CFA ! Léa dut quitter.Depuis son départ, le cagibi est toujours fermé. C'est bien fait pour le proprio trop gourmand.

 

Léa a le coeur sur la main. Elle n'arrivait pas à dire NON à ceux qui venaient manger à crédit. Ces parasites la mirent à genou. Son mari devait souvent donner l'argent du marché pour le lendemain.

 

Maintenant, Léa vous attend dans le quartier Trypano de Mbour. A 100 m du goudron, vers la mer, derrière l'ONG 'Détresse des Enfants du Monde', sur une grande place pleine de sable, il y a la boutique de Fatou et Cheikh. Tout juste à côté, c'est Léa et ses plats savoureux. A midi, il y avait du yassa poulet. Plat très bien servi. Et pas cher du tout. Les mangeurs à crédit ne sont pas bienvenus.

 

Si vous êtes du coin ou si vous êtes dans le coin, n'hésitez pas à venir goûter les plats de Léa ou emmenez-y vos récipients pour les remplir avec de la bonne nourriture de chez Léa, comme le font les gens du voisinage.

 

Après la Tamkharit (17 Décembre), elle ouvrira aussi le soir.

 

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 10:21

Depuis une semaine, c'est Amadou Sy qui ouvre le robinet parce que Diadji est malade. Quand j'avais entendu la mauvaise nouvelle ce matin, cela m'avait fait un choc. J'avais tout de suite pensé au pire.

 

Dès que j'ai pu trouver un coin d'ombre sous une feuille de palmier à la Sonatel pour installer mon petit pliant bleu, je compose son numéro. Le téléphone sonne deux fois. Personne ne répond. Le pire est-il arrivé? Diadji ne peut quand même pas quitter son robinet maintenant alors qu'il y a le projet de bain-douche dont il rêve en secret n'est pas encore réalisé !

 

Le téléphone portable, que j'avais remis dans ma poche après avoir en vain, se met à sonner. C'est Diadji. S'il parle, c'est qu'il n'est pas encore parti dans l'autre monde. Je suis soulagée. Diadji a une mauvaise grippe qui l'affaiblit et l'empêche de venir ouvrir lui-même le robinet. Il aurait ne pas confier la clé à Amadou et tout le secteur de l'ex cinéma Hollywood en aurait pâti. Il a préféré se faire remplacer.

 

Souhaitons-lui un prompt rétablissement.

.

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 16:11

 

 P1070106

 

A la sortie de Mbour, sur la route de Joal, presqu'en face du réparateur de radio de l'autre côté du goudron, un mini restaurant vient tout juste d'ouvrir :

Chez Léa.

 

 

Les nombreux habitués du bar Mame Gnagna ont souvent du mal à se quitter lorsque sonne l'heure des repas, surtout quand le soir arrive. C'est pourquoi ils se souhaitaient  des plats préparés tout près de leur lieu de rencontre préféré. Et c'est ainsi que Chez Léa vit le jour.

 

 

 

Ce restaurant, qui ne paie pas de mine de par sa très modeste infrastructure, offre des plats sénégalais goûteux et copieux. Léa est quelqu'un de généreux. Donnez-lui la chance de vous servir. Vous vous réjouerez de son hospitalité et de ses talents de cuisinière. Elle fait des prix défiant toute concurrence, si l'on considère le contenu des assiettes. Les plats coûtent dans les 600 CFA. N'hésitez pas à venir la voir. Vous découvrirez peut-être des mets sénégalais que vous ne connaissez pas encore. Vous vous régalerez très certainement et vous me permettrez d'y revenir aussi vu que tant qu'elle sera là, j'irai la voir souvent.

 

 

P1070125

 

 

J'ai eu l'occasion de manger des centaines de fois du riz au poisson, le plat national du Sénégal, mais c'est chez Léa que j'ai eu ce qu'il y avait dans mon assiette : carotte, aubergine, chou pommé, sauce tamarin ou bissap selon les jours, un morceau de poisson qui ressemble à quelque chose avec le rof (farce au persil) que j'aime tant, le manioc que je laisse toujours de côté (d'ailleurs, je lui ai dit de ne plus m'en mettre pour qu'un autre client en profite.), le navet qui n'inspire pas du tout Ousmane et et et ... le piment qui arrache la gueule et met le feu à la maison. Un feu si violent parfois que même les pompiers de New York auraient du mal à éteindre.

 

Le petit restaurant se trouve à côté d'un cyber sympa dans un quartier où j'ai mes marques. Hier, elle avait fait un plat typiquement sénégalais dont je n'avais jamais entendu le nom : Bakhal Saloum.  Il faudra que j'y goûte un jour prochain.

 

 

P1070118.JPG

 

Dans le restaurant, j'ai eu l'agréable surprise de rencontrer des personnes que je n'avais pas vues depuis longtemps.  J'en rencontrerai certainement d'autres car j'ai l'impression que Léa est partie pour durer. Soyez indulgents s'il venait à manquer de sièges. Sur la marche, il y a aussi une place ou deux et, des fois, de l'air frais. En plus du spectacle de la rue.

 

Chez Léa

Sortie de Mbour, route de Joal. Terrain de foot.

Léa 77 212 41 76

Boubacar 77 406 33 07

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 23:01

D'après webster.com,

 

Mall : 

  • a usually public area often set with shade trees and designed as a promenade or as a pedestrian walk b : a usually paved or grassy strip between two roadways
  • an urban shopping area featuring a variety of shops surrounding a usually open-air concourse reserved for pedestrian traffic
  • a usually large suburban building or group of buildings containing various shops with associated passageways

 

jeanpierre-arbre.jpg

Si vous avez la chance d'habiter à Mbour, vous pourrez voir de vos propres yeux à quoi ressemble un 'mall'. Evidemment, il vous faudra prendre la bonne échelle, car Mbour, c'est pas New York ou Las Vegas.

 

Dans le quartier Trypano à Mbour, il y a un 'mall'. Seuls les initiés le connaissent. Ngor Ndèb, le propriétaire est gérant de cet espace modeste mais où l'on trouve plus de choses que dans d'autres boutiques bien plus grandes. C'est derrière le goudron, mais pas du côté de la mer, que vous le découvrirez, ce petit mall.

 

jeanpierre-assis.jpg

 

Il y a plusieurs années, j'avais besoin de pétrole. Dans les environs d'où je loge, il y a plein de boutiques tout le long du goudron. J'avais cherché partout et marché longtemps. 'Il n'y a pas de pétrole ici.'  A un moment quelqu'un ouvrit quand même la bouche comme il fallait : 'Va voir chez Ngor. Il a du pétrole. C'est derrière.' Derrière, c'est 4 rangées de maison derrière le goudron. On arrive à un immense terrain où les sportifs jouent au foot. Si l'on passe à l'heure où ils se disputent le ballon, il vaut mieux planquer sa tête, sinon, elle risque de partir, emportée par un ballon fou qui arrive en catastrophe.

 

 

Pour plus de sécurité, il faut longer les murs, et marcher vite. Là-bas, sous beaucoup d'ombrage, c'est chez Ngor. L'arbre sert de repère car la boutique est cachée par la frondaison de l'arbre et son ombrage. Une boutique très bien rangée où chaque centimètre carré se veut utile. Il vend bien du pétrole. Je suis contente de connaître l'endroit où je pourrai m'approvisionner à l'avenir.

 

Dans un coin de la petite pièce, il a dressé des murs pour faire une pièce plus petite et dans laquelle se trouve les boissons alcoolisées.   

 

jeanpierre-bar.jpg

 

Chaîne stéréo + alcool = boîte de nuit. Je n'ai pas vu la minuscule piste de danse. J'avais oublié ma loupe à la maison. Les amateurs de boissons alcoolisées du quartier apprécient d'avoir de quoi étancher leur soif. Ceux qui n'aiment pas les alcools forts ne sont pas oubliés.

 

Ngor Ndèb est un bosseur. Il ouvre à 7h-8h du matin et il ferme vers 1-2h du matin. Tous les jours. Ils ne sont que deux à tenir la boutique. Lui et son frère. Ngor Ndèb vient de Nguéniène, dans le Sine Saloum. Quand il était petit, l'école était très loin du village.

 

jeanpierre-ngor.jpg

 

Avec une remarquable ténacité, de la classe de CM2 jusqu'à celle de 4ème, il marchait tous les jours les 8 km qui séparaient son village de l'école la plus proche. Si 3 km du trajet se faisaient en zone habitée où il rencontrait  quelqu'un, les 5 km de forêt interminable l'effrayaient. 

 

Il ne voyait pas de maison. Il n'y croisait pas une âme, pas de grand méchant loup, ni de petit chaperon rouge. Si au moins un autre élève avait fait la route avec lui, il aurait été plus rassuré. Ils se seraient racontés des histoires pour  faire disparaître l'angoisse qui leur serrait le ventre... Mais tous ses camarades de CM2 avaient arrêté l'école. 

 

 

Aujourd'hui, Ngor Ndèb a fondé sa propre famille. Sa femme et leur enfant sont au village. Il y revient dès qu'il le peut. Le fait de vivre à Mbour la plupart de l'année ne l'empêche pas pour autant de veiller, de loin, au bien-être de sa famille.

 

Ngor Ndèb a la boutique la mieux achalandée du Sénégal. Et ce n'est pas exagéré de le dire. On y trouve même plein de méduses accrochées au plafond, des méduses de toutes les tailles. Si vous deviez pencher votre tête en arrière pour chercher  votre paire de méduses, ne vous penchez surtout pas trop. Vous heurteriez mon fût de pétrole.

 

Ngor Ndèb

Tel. +221 77 578 2724

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 18:48

diadji-1

Après avoir conduit son bus pendant trente ans à Dakar, il passe le volant à quelqu'un d'autre et rentre définitivement à Mbour. Il n'a plus besoin de faire le trajet Dakar-Mbour-Dakar tous les weekends.

Désormais, sa vie sera réglée par le rythme de ses promenades quasi quotidiennes jusqu'au garage d'où partent les taxis en direction de Nianing. Il aime cette ambiance transports urbains qui lui a assuré la plénitude de son existence, une sécurité non négligeable, et qui lui a permis de subvenir aux besoins de sa famille.

 

Il remarque le grand besoin en eau dans le secteur du garage. Les taxis, même les plus pourris, ne supportent pas un gramme de poussière sur leurs carrosseries, alors il faut les laver souvent. Les marchands de fruits, de plantes, de volailles, d'arachides grillées, de beignets, etc. bref, toutes les activités que génèrent un garage voué au transport de personnes ont besoin d'eau. 


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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 12:29

Cheikh

Vous ne le verrez jamais en costume bariolé. Je ne pense pas qu'il ait ça dans son grenier.
Je l'ai toujours connu vêtu dans ces couleurs : noir, bleu nuit. S'il a des rastas ?
Sincèrement, je n'en sais rien. Je n'ai jamais pensé à le lui demander. Pourtant, je le connais
depuis quelques années maintenant. Il est grand et longiligne, de morphologie assez sèche.
Toujours très calme. Je ne l'ai pas encore vu jouer du djembé.

L'autre jour, je prenais le frais (et la poussière) sur les coups de 17h près de la route
de Joal, assise sur une rangée de briques devant les boutiques
de notre mall de quartier.
Il est venu se joindre à moi. Et il m'a montré des bijoux, des créations à lui.
(Cliquez sur les photos pour agrandir). Il en fait aussi d'après croquis.





Ce sont des objets en ébène. La flûte, elle, est en racine de palétuvier,
et recouverte de cuir. Si vous n'arrivez pas à le joindre sur son portable (221) 76 287 9714
envoyez-moi un message. Je le lui ferai parvenir.

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 10:38

Moussa ne sait ni lire, ni écrire, mais il possède des qualités que l'on cherche en vain chez beaucoup de gens 'savants'. Fiable et opiniâtre, il est intelligent et a le sens des responsabilités. Pour lui, les responsabilités, ce ne sont pas des histoires de cacahuètes.

Il a fait ses classes Clic Clac Kodak quand Youla, le grand manitou du labo cherchait un apprenti pour l'aider. C'était encore l'époque des photos papier. Les affaires marchaient bien, les clients venaient faire développer leurs pellicules 100 ASA à 400 ASA et au-delà. Kodak, en ce temps-là, était le seul labo de la place. Les touristes impatients pouvaient alors admirer de suite leurs chefs-d'oeuvre d'art sur le lieu même de leurs vacances et même donner une épreuve aux personnes à qui ils avaient promis une photo souvenir. Ça tournait rond. Le tiroir caisse chantait tous les jours.




Puis les temps changèrent. Non seulement ce fut le commencement de l'ère digitale, mais voilà que les labos se mirent à pousser comme des champignons partout dans tous les quartiers de la ville et même à deux pieds de nez de l'empereur d'antan. Youla repartit à Dakar la capitale et Moussa monta en grade. Jusqu'à présent, c'est lui le chef du labo.

En bon musulman, la Fête du Mouton, pour Moussa, c'est sacré. Comme il ne pouvait pas se payer tous les ans le prix exigé pour un mouton de Tabaski, il se mit à en élever et à en vendre lui-même chaque année. Son petit cheptel pour l'année 2009 se compose de deux grands moutons et de deux petits. Sans oublier les canards et les poulets; car il s'était dit que puisqu'il y était, pourquoi pas ? Et voilà de quoi assurer les grandes fêtes de la famille comprenant quatre enfants et leurs deux parents. Belle leçon de mathématiques appliquées pour un employé, même chef, d'un labo dont la gloire s'est ternie trop d'années en arrière.


Mini Ecole Moussa

Moussa habite un quartier lotissé où toutes les cases sont en paille, sauf la sienne, qui est en dur. Ses enfants, il a préféré surveiller leur éducation lui-même plutôt que de les confier aux daras. Il ne voulait pas se dérober à ses devoirs de père. Tant qu'il vivra, l'éducation et l'instruction de ses enfants, il en fera son affaire personnelle. Il les a tous envoyés à l'école. Les deux plus grands sont en 6ème, les deux autres en classe d'initiation et au cours préparatoire.

Le fait le plus remarquable, c'est qu'il s'implique aussi dans l'éducation des enfants de ses voisins de quartier en paille. Il frappa à leurs portes :
– Que font vos enfants quand ils reviennent de l'école ?
– Rien. Ils jouent.
– Dans ce cas, envoyez-les chez moi.

Et c'est comme ça que tous les jours de 4h à 7h une quinzaine d'enfants apprennent ensemble, guidés par les aînées de Tonton Moussa qui a financé de sa poche un tableau et de la craie pour son étude de brousse. Les mamans, pour lui dire merci, lui fait envoyer des verres d'attaya ou de la bouillie de mil.


Moussa et Binette, sa femme.

Moussa et Binette, un couple courageux et travailleur,
s'efforce, malgré de très faibles moyens, de scolariser un coin de brousse,
aux confins de Mbour, la capitale touristique du Sénégal



Le seul regret de sa vie est de n'avoir pas fait les bancs.
– Père, pourquoi ne m'as-tu pas envoyé à l'école ?
– Mon fils, il y avait trop d'enfants et pas assez d'argent.

Si l'exemple de Moussa pouvait se multiplier comme certains pains, les problèmes de l'Afrique seraient éradiqués à tout jamais. Dans chaque coin d'Afrique, il y aurait un jardin et dans chaque jardin pousseraient les fleurs de la connaissance...

Pour vos photos souvenirs de mariage, de baptême, de décès,
Pour vos photos de fêtes, d'anniversaire ainsi que tous vos agrandissements :

Moussa Clic Clac Kodak
Tel. (+221) 77 570 74 18


Vendredi, 19h, je suis allée visiter la mini école de Moussa. C'est quand même assez loin du centre ville puisque le taxi –quand on en trouvait un qui voulait y aller–  demandait 2000 CFA pour un aller-retour. Sur la route, j'avais toujours peur qu'il y ait une crevaison parce que je voulais rentrer avant la tombée de la nuit pour pouvoir faire travailler mon gamin.

Chez Moussa, les enfants apprenaient. Comme j'avais constaté qu'aucun poteau électrique décorait ce village de paille, deux jours après la visite, j'ai apporté cette lampe dynamo à Moussa. Vous pouvez facilement imaginer le bonheur sur le visage des enfants qui peuvent désormais faire leur travail d'école avec un meilleur éclairage. Sans compter l'économie de bougies et de pétrole dans le budget familial. Et les cris de joie provenant des cases avoisinantes quand comme de la lumière de jour se mit à briller dans la nuit obscure.

Quand je partirai du Sénégal, je lui laisserai mon PowerMonkey  avec la lampe 10-LED. Là, ce sera encore plus extra. Tous les visages s'éclaireront alors. Comme si toutes les étoiles du ciel seraient descendues sur le petit village de paille.

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 23:37
Sur le goudron qui va de Mbour à Saly, au croisement hôpital, à 100 m du duty sur la droite si vous tournez le dos à Mbour, vous trouverez le cyber Sarsara. C'est en revenant de Saly, un jour, que je l'avais remarqué. Il m'avait tapé dans l'oeil parce qu'il était tout seul dans un coin où, en fait, il n'y a que des voitures qui passent.

J'étais descendue du taxi qui m'emmenait vers Mbour, juste pour voir ce qu'il y avait dedans. Ma curiosité fut récompensée. Ce que je souhaitais depuis des lustres était là, dans ce cyber:





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